Archive pour la catégorie 'P4 – Emile BOUISSON'

Emile BOUISSON

 

Fils de Léon BOUISSON et de Augustine Julie MARTIN, il est né à Pierrefeu le 12 janvier 1891. Avant la guerre,  il est cultivateur dans cette commune et travaille avec son père, sa mère étant décédée alors qu’il avait 7 ans.

SERVICE MILITAIRE

N° matricule au recrutement : 580 à Toulon Classe 1911 (voir plaque d’identité)

Le 9 octobre 1912, il est incorporé au 111°Régiment d’Infanterie, stationné à Antibes , il a 21 ans. La photo ci dessous date de cette époque.

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Ensuite, il passe au 173°Régiment d’Infanterie lors de sa création à Nice le 5 avril 1913.

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A Thorenc (Nice le 26 août 1913) – Emile assis à droite x


En septembre le 173°RI s’installe en Corse, c’est le 21 septembre que Emile fait sa première traversée comme en témoigne une  carte postale.

21 Septembre 1913
Cher père et chère sœur.
Je vous fais savoir de mes nouvelles qu’elles sont bonnes. La traversée je l’ai passée pas des plus mal, j’ai vomi rien que 2 fois, il y en avait qui étaient morts, puis il faut que je vous dise que nous avons eu une mauvaise traversée, la mer était mauvaise. Aujourd’hui, dimanche, j’ai visité la ville et je trouve que je (ne) serai pas plus mal qu’à Nice. Nous sommes à la petite caserne, il y a qu’une compagnie c’est la 6ème, c’est la mienne. …….

Recevez cher père et chère sœur mes plus grosses caresses, votre fils qui vous aime. EB
Quant à l’adresse vous avez besoin que de mettre : Caserne Veau Ajaccio. Corse

Les bataillons du 173°RI sont répartis dans les principales villes de garnison Bastia, Ajaccio, Corté, Calvi, Bonifacio et Sartène. Emile appartient alors à la 6 ème compagnie stationnée à la caserne de Veau d’Ajaccio. Le service en Corse se passe bien.

———————– 

Le mardi 28 juillet 14, Emile adresse à ses parents sa dernière carte du temps de paix, on le voit dans cette carte il est plus préoccupé par le fonctionnement de l’exploitation agricole et les détails de son retour à la vie civile qui doit intervenir dans 54 jours que par la guerre imminente dont il ne semble rien savoir.

 

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Ajaccio le 28-7-14

 54 Jours

Cher père et chère sœur.

Je suis toujours en bonne santé et j’espère que ma carte vous trouves de même.
Cette année pour fouler l’avoine vous avez eu mauvais temps d’après votre lettre que j’ai reçu 28 courant. Cette lettre je l’avais mise au bureau.
Vous dites que vous avez mis 20 sacs d’avoine et d’après votre estime vous l’avez évalué à 1000 Kg, pour monter à l’église il devait en avoir assez Bijoux. Vous me dites que vous avez levé le vin et que ça vous a rendu 888 F ça me fait bien plaisir.D’ici 54 jours je m’avancerai encore de Pierrefeu, nous serons libérés à Sartène nous autres ceux de la 6ème compagnie et les autres à Bonifacio. Pour faire venir les effets nous verrons comme nous ferons, si vous (ne) pouvez pas les faire venir vous m’enverrez d’argent et j’achèterai un complet de pantalon et veston bleu.

Recevez cher père et chère sœur…..

Cinq jours plus tard, l’ordre de mobilisation mettra fin au rêve de libération, ce sera la guerre.


DÉCLENCHEMENT DE LA GUERRE.

Sa plaque d’identité avec une belle faute d’orthographe dans le prénom.

Retrouvé en août 2012.

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Les espoirs de libération s’envolent…  Le régiment est acheminé sur Marseille à partir de 5 août, il terminera sa mobilisation dans cette ville et c’est le 14 août à 1 heure que le 173°RI s’embarque en gare de Marseille pour rejoindre Jarville via Lyon, Dijon, Is-sur-Tille et Neufchateau.
Les troupes débarquent le 15 août, le régiment est placé en réserve de la IIè armée (gal de Castelneau). Le 17 août, il rejoint Emberménil par voie ferrée puis cantonne à Xousse. 

 Dès lors le 173°RI suit la progression de la IIè Armée derrière le 15° corps d’Armée.

BATAILLE DE LA MARNE


Secteur du 15°Corps d’Armée
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 Le 5 septembre, le 173°RI quitte les cantonnements de Velle-sur-Moselle et Crévechamps où il stationnait depuis le 3 septembre; et se rend à Gondrecourt via Vézelise, Favières, Creux et Vouthon-bas. Le 8 septembre il s’embarque en direction de Ligny-en-Barrois en vue de participer à la grande offensive.

Pendant les journées du 9 et 12 septembre, le régiment livre dans un premier temps de violents combats pour s’emparer de Mogneville  puis dans un deuxième temps du bois du faux-miroir.
Le 173°RI poursuivant les allemands atteint Brabant-le-roi d’où il rejoindra la IIIème Armée dans le secteur de l’Argonne, (Dombasle-en-Argonne).

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C’est au cours des combats du 9 septembre à Mogneville (Meuse) qu’Emile est gravement blessé par éclats d’obus à la tête, à la jambe droite et à l’épaule gauche.
Il est alors évacué dans un état critique et sera soigné durant de long mois.

BLESSE DE GUERRE

Durant une année, du 10 septembre 1914 au 9 septembre 1915, il a le statut de   »Blessé de guerre » il est alors rattaché au 141°RI.
A partir de là, vont se succéder de nombreux passages devant les commissions de réforme qui vont statuer sur son cas, de longues années particulièrement pénibles tant au plan physique qu’au plan moral, comme en témoigne sa correspondance.

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Nice le 19 décembre 1914 (Emile sur le banc, à droite)


Sa situation est particulièrement difficile à suivre durant ces années.
Le 6 novembre 1915, il est classé « service auxiliaire  » par la commission de réforme de Bastia.
Fin février, il est soldat au 141°RI, 30° Cie, caserne Saint Charles à Marseille. 

Le 2 mars 1916, la commission de réforme de Marseille le classe « Service armée ».
En Septembre 1917 il est affecté au 141°RI, 25°CIe à Gemenos.

La même commission de Marseille qui l’examine le 17 décembre 1917 le classe de nouveau « service auxiliaire inapte provisoirement à faire campagne ». Il est alors affecté comme « garde voie », poste 28 à Saint Menet, à 11km de Marseille.
Enfin, le 8 mai 1918, il est déclaré de nouveau « apte à faire campagne ».

FIN DE GUERRE DANS L’AVIATION 

Le 4 juin 1918, il est affecté au 2ème Groupe d’Aviation, 5ème Régiment de DCA.
A la mi-juin il est en subsistance au 58°RI, 25° Cie à Avignon en attendant de rejoindre Lyon.
Fin juin son adresse est : Soldat EB 2ème Groupe d’Aviation, 1ère Cie Parilly – BRON (Rhône).

Il passe aux Armées à compter du 3 août 1918 et part pour Chartres le jour même.
Le 10 août, il est au Bourget et signale son départ pour Creil près de Compiègne.
Son adresse est alors: 2ème GA, Escadrille 166 ,Parc 114, SP 236.

Il est maintenu en service jusqu’au 15 mars 1919, date à laquelle il est mis en congé de démobilisation.

Il sera titulaire de la médaille de la victoire et commémorative.

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Sa carte de combattant.

Il est décédé à Pierrefeu en 1953. 

Publié dans:P4 - Emile BOUISSON |on 3 mai, 2012 |Pas de commentaires »

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