Archive pour la catégorie 'JDG4 – SEPT. 1915'

1er et 2 septembre 1915

1er septembre:

            BREUIL. Levé à volonté. Dans la nuit j’ai grelotté dans la mansarde. Temps brumeux, pluie dans la soirée ; mangé à souper 3 bons lapins et bu du très bon cidre. On est toujours dans l’incertitude au sujet du départ.

2 septembre:

          Toujours à BREUIL au repos. On part ce soir, paraît-il. Dans l’après-midi, il pleut très fort. Départ de BREUIL à 6 heures du soir, il n’y a que 6 kilomètres. Nous passons à ROMAINE où nous attend le 3° bataillon.

            Arrivés à ….. vers 8 heures 30. Le cantonnement est très mauvais et faute de place, nous sommes obligés de coucher sous un hangar exposé aux 4 vents. Il pleut, on couche sur la terre et les pierres.

Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 16 février, 2012 |Pas de commentaires »

3 septembre 1915

           J’ai passé une bien mauvaise nuit sous ce hangar. Le froid me réveille de bon matin et je vais me chauffer les pieds à la cuisine en attendant de boire le café.

            Le 173° est dans le village. Je cherche la 4° car je veux voir le cousin Emile (1), j’ai la chance de le rencontrer et nous sommes bien heureux de nous embrasser après de si longs mois d’absence. Quel plaisir de se revoir…On parle un peu du pays et des parents et de tout ce qu’on a passé !.. Le village où nous cantonnons est MEURIVAL (Aisne)

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1 – Il s’agit d’Emile ROUX, son cousin germain, né le 7 novembre 1883, fils de Paul ROUX et de Victorine NICOLAS

Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 15 février, 2012 |Pas de commentaires »

4 et 5 septembre 1915

4 septembre:

            Nous changeons de cantonnement et nous logeons maintenant dans une petite ferme. Là au moins nous pourrons fermer les portes cette nuit et nous aurons moins froid. Le soir, je revois Emile et nous causons encore un peu.

5 septembre:

            Dimanche. Nous avons passé une meilleure nuit dans notre nouveau logis. Le temps est maussade. Dans l’après-midi, pendant mon heure de faction je reçois une bonne averse.. On ne sait toujours rien pour le départ.

            Le 2° bataillon est déjà monté aux tranchées, ainsi que deux autres compagnies du 1er Bataillon.

Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 14 février, 2012 |Pas de commentaires »

6 et 7 septembre 1915

6 septembre:

            LEPERONI part en permission, il est fou de joie. Cela se comprend et je languis que mon tour arrive. Il fait un temps superbe aujourd’hui. Dés le matin on apprend qu’un départ probable pourrait bien avoir lieu. Il n’y a rien pour ce soir et le départ est renvoyé.

 7 septembre:

            Il fait un temps superbe et même chaud. Encore une journée de repos, la dernière car ce soir nous montons dans le secteur. Je n’ai plus revu Emile, sa compagnie a du monter aux tranchées. Nous partons de MEURIVAL à 6 heures pour le secteur. Etape de 15 kilomètres environ.

Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 13 février, 2012 |Pas de commentaires »

8 septembre 1915

          Arrivé hier au soir dans le bois. Les cabanes sont rares et toutes prises. Nous couchons néanmoins dans la cabane du lieutenant, où se trouve un petit renfoncement. Nous y allons à 6, le plafond est bien bas et nous cognons souvent de la tête. Le matin nous trouvons un autre abri, nous le nettoyons à fond et nous nous y installons. L’après-midi, nous arrangeons les outils dans le magasin.

8 septembre 1915 dans JDG4 - SEPT. 1915 Abri

http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/btv1b90305300.r=abris+.langFR



Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 12 février, 2012 |Pas de commentaires »

9 septembre 1915

                Dans la nuit on nous réveille pour aider à décharger les charrettes de matériel qui arrivent. On se recouche mais on est réveillé une seconde fois par le lieutenant qui tape à la cloison qui nous sépare de sa cabane. C’est une fausse alerte, il n’y a rien du tout et on se recouche.

            Le matin je travaille au bureau du magasin, l’après-midi je vais commander une corvée au bataillon de réserve. 

Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 11 février, 2012 |Pas de commentaires »

10 et 11 septembre 1915

10 septembre:

            Notre travail est maintenant tracé. Toutes les nuits, nous attendons les voitures de matériel et nous les déchargeons au magasin. Nous nous couchons à 1 heure. Le secteur est tout à fait calme. Aujourd’hui il fait un temps superbe.

11 septembre:

            De bon matin, on est réveillé pour transporter les sacs de cartouches arrivés hier soir dans la nuit. Il fait encore une belle et chaude journée, surtout le calme complet règne sur le secteur.

Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 10 février, 2012 |Pas de commentaires »

12 et 13 septembre 1915

12 septembre:

            De bon matin, les boches bombardent nos tranchées avec de gros minenwefers. Ce bombardement continue, mais par intermittence, jusque dans la soirée. Il y a quelques blessés. Journée de chaleur, le soleil est brûlant.

13 septembre:

            Hier soir nous n’avons pas eu beaucoup de boulot, les voitures ne sont pas arrivées nombreuses. On se couche de bonne heure. Le matin nous sommes effrayés par l’arrivée de quelques obus qui passent au-dessus du bois et qui éclatent à 100 mètres en arrière. Le bombardement cesse. L’après-midi, je monte et j’assiste de nouveau à un bombardement. Je suis obligé de me réfugier dans un boyau pour échapper à la pluie de projectiles qui s’abat sur nous.

Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 9 février, 2012 |Pas de commentaires »

14 et 15 septembre 1915

14 septembre:

            Mauvaise nuit, hier soir on s’est couché à 2 heures du matin. Il est arrivé une douzaine de voitures chargées de tôles qu’il a fallu décharger. Au réveil nous avons la pluie, mais elle ne dure pas, on arrange le matériel arrivé hier soir. Dans la journée quelques obus passent sur le bois et éclate dans la plaine et sur la route de PONTHAVERT. La journée se passe sans autre incident.

15 septembre:

            Je passe la nuit à attendre les voitures apportant le matériel et je me couche à 1 heure du matin. Il fait beau temps et la situation est tout à fait calme

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Ici se termine le journal du 1ere classe Séraphin Nicolas.

 Le 15 septembre 1915, il y a un peu plus d’un an que tous ces hommes sont au cœur du conflit, ce qu’ils ignorent alors c’est que cette guerre va durer encore 3 ans, 3 longues années de souffrances et de sacrifices.

 Dans ce journal nous avons vécu 100 jours d’une guerre qui en compta 1560, et qui coûta à la France 1 397 000 morts et 2 560 000 blessés.


Publié dans:JDG4 - SEPT. 1915 |on 8 février, 2012 |Pas de commentaires »

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