Archive pour mars, 2012

Fernand NICOLAS

Fernand NICOLAS dans P3 - Fernand NICOLAS fernand-11-190x300

Fils de Jean Marius et de Rose Louise née GASTALDI, il est né au Revest (Var), le 28 novembre 1896.
Il est le frère cadet de Séraphin NICOLAS, il n’a que 6 ans au décés de son père.
Avant son incorporation, il exerce la profession de coiffeur à La Crau.

.
Classe 1916 – N° matricule 778/Toulon.
Il est incorporé le 10 avril 1915 au 27ème BCA (1) stationné à Menton.

Il rejoint probablement le front dès l’été 1915.

De juillet à novembre 1916 se déroule la grande offensive Franco-Britannique de la bataille de la Somme qui devait se solder par la perte de 200 000 hommes côté français dont 39 187 tués et 27 501 disparus.
Cette bataille qui a coûté très cher aux alliés n’aura pas profondément changé la ligne de front, malgré le gain  de 200 km² de terrain et la reprise d’une vingtaine de villages.

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C’est au cours des violents combats du 5 novembre 1916 que Fernand  trouve la mort à Saint Pierre Vaast (Somme) (2), il allait avoir 20 ans à la fin du mois.
Il sera titulaire de la croix de guerre avec étoile de bronze et de la médaille militaire.

On peut lire son nom dans le compte-rendu des pertes qui compte pas moins de 17 pages identiques à celle ci-dessous.

Extrait du JMO du 27°BCAJMO-27-3bis-208x300

Ce jour là, le 27°BCA enregistre de très lourdes pertes:
33 tués, 170 blessés et 256 disparus soit 459 hommes.

Fernand NICOLAS repose à la Nécropole Nationale de RANCOURT (80) à la tombe 1999.

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Sa tombe en avril 2012 (Photo de Jean-Michel D.)
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1 – La loi du 14 décembre 1888 modifiant l’organisation des chasseurs à pied est à l’origine de la création des 12 premiers « bataillons alpins de chasseurs à pied », il s’agit des 6°, 7°, 11° 12°, 13°, 14°, 22°, 23°, 24°, 27°, 28°, 30°.
2 - 
Lire ci-dessous le JMO du 27°BCA.

Publié dans:P3 - Fernand NICOLAS |on 26 mars, 2012 |Pas de commentaires »

J.M.O du 27°BCA

Pour les amateurs d’histoire de la Première Guerre mondiale, les journaux de marches et opérations sont des mines d’informations.

Dans chaque unité, un officier ou un sous-officier rédigeait quotidiennement un compte-rendu des évènements de la journée écoulée, sans commentaire ou appréciation personnelle. Les JMO dans leur rigueur et la sécheresse propre aux écrits administratifs sont des documents qui nous ouvrent la porte du quotidien des unités dans lesquelles servaient nos aînés.

 Accès direct au JMO du 27°BCA (Année 1916) sur le sîte du SGDN en cliquant  - ICI - puis lire page 63.

_________________________

Le texte ci-dessous est le retranscription du JMO du 27°BCA pour la période du 24 octobre au 8 novembre 1916.

Du 24 octobre au 3 novembre 1916

Le 27ème BCA est au repos au camp 17 à Suzanne.

3 novembre
Départ de Suzanne à 14 heures, arrivée au PC Cranière à 18 heures, les compagnies occupent les tranchées Mossoul et Verline en attendant l’heure de départ pour la relève qui a lieu à partir de 22 heures.

4 novembre
Le bataillon est ainsi réparti :
-          PC du chef de bataillon : route de Béthune
-          2éme Cie, 3ème Cie et 1ère CM :  Rien
-          4ème Cie et 2ème CM : Région de la Ferme de l’Hôpital
-          1ère Cie : travaille en 1ère ligne.

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Ci dessous un extrait de l’ordre graphique pour la journée de 4 novembre 1916. On distingue très nettement les limites des tirs de barrage de l’artillerie ainsi que les lignes d’objectifs des 2 régiments en première ligne le 27°BCP à gauche et le 72°RI à droite.

Extrait ordre d'opération

5 novembre
Mêmes dispositions
PC de combat du chef de bataillon :
Déclenchement de l’attaque à 11h10
Compagnies en 1ère ligne :
-          2ème Cie face au rentrant de Drossen
-          3ème Cie tranchée Forestière

Départ en 4 vagues successives sous un feu violent d’artillerie et de mitrailleuses.
La 1ère Cie en soutien est engagée aussitôt dans l’intervalle entre les 2ème et 3ème Cie avec laquelle elle doit se mettre en liaison.
4ème Cie en réserve de bataillon plus une Cie de mitrailleuses.
Les 2ème et 3ème Cies atteignent au prix de grosses pertes la 1ère tranchée boche, elles font des prisonniers et sans s’arrêter attaquent la 2ème tranchée qui est l’objectif du bataillon.
La 1ère Cie atteint, elle aussi, la lisière du bois St Pierre Vaast et pénètre dans le bois même.
Le front d’attaque d’environ 800m et les pertes subies ne permettent pas aux Cies d’établir les liaison latérales.
D’autre part sur notre droite le mouvement du 28ème est arrêté et les mitrailleuses allemandes du saillant Drossen interdisent la liaison en profondeur avec les Cies de 1ère ligne et celles de réserve

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Les allemands contre attaquent à la grenade et la lutte prend un caractère de combat partiel où les boches ont l’avantage du nombre.
Jusqu’à la nuit, il est impossible de franchir les parallèles de départ sans être mitraillé impitoyablement.
La liaison reprend à la nuit tombante avec les éléments de 1ère ligne réduits au minimum et obligés de se frayer un passage vers nos lignes au travers de la tranchée de la lisière qui est de nouveau occupée par les Allemands.
A 16 heures, une section de la 4ème Cie quitte la tranchée de départ pour se porter à la lisière du bois St Pierre Vaast, elle est clouée au sol par un violent tir de mitrailleuses.
A 18 heures, une Cie du 72ème RTI renforce le bataillon.
Pendant la nuit : reconstitution des unités, réorganisation des tranchées bouleversées par l’artillerie ennemie.

C’est ici que se sont déroulés les combats du 5 novembre 1916 ( photo Jean-Michel D. /2011)

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 Le bilan des pertes de cette journée occupe 17 pages dans le JMO est fait état de 33 tués 170 blessés et 256 disparus soit un total de 459 hommes.

Le 6 novembre
Matinée relativement calme.

Le 7 novembre
A 2 heures relève du bataillon par le 6ème BCA.
A 4 heures les unités du bataillon occupent les abris du bois Aiguille et du bois des Marrières.

8 novembre

A 5 heures : Départ du bataillon pour Suzanne. Les unités occupent le camp N°1.

9 et 10 novembre
Mêmes dispositions

11 novembre
Les unités quittent Suzanne en camions-auto à 17 heures.

12 novembre
A 2 heures : la 2ème CM et le TR arrivent à Frettemole et les autres unités à Brettencourt (Oise) où elles cantonnent.

 

Publié dans:P3 - Fernand NICOLAS |on 4 mars, 2012 |3 Commentaires »

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